27.3.10

848 - Samedi, rien qui vaille.


1) La petite fille

Je la revois sur la plage
Le ventre arqué le nez au vent
Le soleil blond dans ses yeux pâles
La colère la course le rouge aux joues le hâle
(Vinca major la houssine)

Je la revois sous la joie d'être
Sur les couleurs le grain du sable
Je la revois je la recherche
Dans ton calme apparent
Ton ventre qui se résigne
Ton souffle qui se retient
(Le volcan électrique au puits de tes épaules)

Et le doigt sur l'argentique sur les couleurs du passé
Je frappe une à une
Aux portes de ton ombre

2) Confieso
Combien - trois ans ? Quatre ? Je tiens ce blog. Il me tient. M'est-il une vitrine (pour un produit, ou une pute dans un quartier glauque de Belgique) ou une façon de m'absoudre ? Quand je m'en éloigne, est-ce que je te trahis, est-ce que je me repose ? Est-il travail, torture, délassement / ou flatulence de l'écriture ?
Récemment, j'avoue, je doute. Comme si je pouvais être (le mot serait, si je l'ose) heureux sans écrire - et alors, existerais-je ? Ou comme si je pouvais trouver dans l'écri(tu)re une forme de joie nouvelle - pas celle de l'explosion/ du détruire, celle de l'intrigue patiente, du tranquille vertige.
Et puis cette forme. 1,2,3,4, et une photo. C'était une façon je suppose de m'obliger à moins dire sur plus de sujet. Faire bref, concis. Clair pour une fois.
Cela peut devenir une habitude, une gageure, ou juste une contrainte stupide qui m'ennuie.
A moins que ce ne soit l'étendue des choses à dire qui me fasse parfois rester en silence.
Ou les nouveaux médias ?
Whatever.

Giboulées sur Toulouse - match de rugby perdu - envie d'une sieste ou de musique.
Le sourire amusé de qui continue, malgré tout.

3) Ca me fait penser
Dites, beaucoup plus sérieusement, j'aime bien ce côté work in progress comme on dit en polonais. Les bouts de presque roman, les fragments de chanson, les idées qui diffusent. Mais ça fait quand même quelques jours que ce bout de refrain me trotte par là-dedans,
J'abandonne,
Je ne tiens plus à la vie
J'abandonne
...
Rah merde, elle s'est encore barrée. Mais je l'aurai, promis.

4) La presque blague du presque vendredi

... et là, l'ours lui dit "Tu es sûr que tu viens pour chasser, toi ?"

Il faut le dire, elle est nettement meilleure comme ça, non ?

3 commentaires:

Fa a dit…

Elle est finalement très belle cette petite fille chantée. Quoique les voix mériteraient un petit coup d'équalizer afin que nous puissions profiter de ta douce voix lancinante et mélodieuse...
J'm beaucoup en fait !

Manu Causse a dit…

C'est le problème, quand il y a deux voix et deux logiciels... Une autre version pour toi, du coup.
des bises

Fa a dit…

Et le doigt sur l'argentique, j'dis que là y'a pas photo.
Merci.