26.3.15

1099 - On the verge of

1. Explications

Nan j'ai pas la grosse tête
Blabla, intérêt candidature, blabla richesse univers, blabla prolixe, moui, ok, d'accord et, on ne sent pas assez l'urgence, la nécessité de vouloir se lancer avec ce projet et (sic) dans une entreprise aussi ardue que celle d'une adaptation en long-métrage.
Euh... pas l'urgence ?
Ça m'apprendra à écouter mon coeur qui bat, tiens.

2. Verticales

Parfois il se demande où est sa place. Ça l'aiguillonne devant, derrière ; les projets l'appellent, les souvenirs le retiennent, il est tiraillé.
Il connaît un arbre, près d'un pont, sous lequel il va s'asseoir quand il peut.
Alors il pense aux racines de l'arbre. Qui se prolongent sous eux. Il s'imagine enraciné lui-même, descendant sous la croûte de macadam, la terre friable, puis l'argile - la roche, le magma, peut-être. Il creuse cette amarre sous lui.

Puis il remonte, doucement ; la terre les fesses le ventre la poitrine la tête - et au-dessus.

Au-dessus il y a l'air, le ciel et les nuages ; l'air encore, de plus en plus fin ; puis, au-delà, l'espace.
Il n'a aucune idée d'à quoi ressemble l'espace - c'est trop compliqué à voir, à regarder, à penser.
Alors il se renverse.

C'est vrai, quoi. Le ciel n'est pas au-dessus de sa tête - pas plus qu'en-dessous, à gauche ou à droite.
Il n'est pas posé sur la planète ; il y est accroché, repoussé par l'attraction terrestre.
En d'autres termes, il est pendu, tête en pas, vers l'espace.

Et tout ça flotte joyeusement. Les astrophysiciens ont beau tenter de décrire dans quel ordre, il sait bien que tout ça reste un géocentrisme de bon ton - cerveau trop petit pour penser l'idée même d'infini.
Il flotte, et des millions de monde s'étendent autour de lui.

Quand il se relève, il respire un bon coup. L'air sent la fumée d'échappement, le ciel est gris ou bleu, peu importe.
Il avance vers la suite.
Enfin non  - il flotte un peu plus paisible.

3. Follower

Tu ne me regardais plus depuis si longtemps
Que j'avais cessé de t'attendre
C'est à peine si je guettais
Dans le vol des corneilles
Les signes sans saveur


Je me suis tu.

4 commentaires:

Fa a dit…

A travers le prisme, c'est drôle, on dirait Paulo, en jeune.

Manu Causse a dit…

C'est flou, l'effet que ça me fait.

Zoë Lucider a dit…

un sixième présent

Manu Causse a dit…

Pfff, mais voilà : ça semble s'additionner à mesure. Je ne te dis que ça, on a bondi du simple au double. Une véritable communauté de lecteurs, tiens.
L'avantage, c'est qu'on peut encore boire des coups ensemble sans réserver tout le bar...
Pour l'instant, hein.