11.5.12

1008 - Perdu dans mes contes

I'll be writing you
1. Ouh la c'est difficile

Information sans aucun intérêt : blogger a changé de présentation et je tâtonne à présent pour écrire un post comme un grand-père ouvrant son nouveau télérama. Parler de ça, et Mickaël Vendetta (nan, pas de lien, faut quand même pas), sont typiquement des façons de dilapider de l'espace numérique.
E., quand nous photographions, s'amuse : "ne gâche pas de pellicule". Nos pixels cela dit sont stockés sur des espaces de plus en plus grands, de plus en plus consommateurs d'électricité. Il y aura un jour un continent informatique comme ce continent de plastique qui dénature l'océan. Et nous chercherons une solution nouvelle.
Chut. Seul le silence - et le sourire au vent.

2. Lecture

Dilemme hier : plus de livre d'avance dont la couverture l'auteur le titre le thème parle à mon ventre, fasse naître l'envie dans la poitrine, et ce malgré nos achats aussi bien chez les bouquinistes de Montolieu que chez les distributeurs en ligne (vois ici ce que dit une écriveuse de sa liseuse - un post magnifique, comme elle est belle quand).
J'allais me résigner à me taper la énième imitation de Twilight que j'ai à traduire en ce moment lorsque je tombai sur un exemplaire d'occasion de The abortion, de Brautigan - l'histoire d'un bibliothécaire qui n'accepte que des oeuvres uniques que des écrivains viennent eux-mêmes placer sur ses étagères.
Depuis hier soir je ris à cette naïveté feinte, à cette simplicité dans l'étrange, à ces phrases qui m'emmènent sur des chemins jamais explorés.
Chouette. J'ai trouvé un copain et un point d'intérêt majeur pour les jours qui viennent.

3. L'esprit de l'escalier de Charles Bronson

Passage piéton avec Zadig - la Twingo ne fait pas mine de ralentir. Je l'ai bien vue, pousse un cri pour attirer l'attention du conducteur - en général un vieux monsieur affolé ou une dame toute affairée, qui s'excuse - lui montre le feu qu'il vient de griller.
Mais le jeune type de 19 ans, que je vois dans le quartier avec sa casquette à l'envers depuis des années, ricane ; comme pour nous défier, il prend un virage au frein à main, apostrophant au passage un groupe de dames âgées scandalisées.
Depuis, j'attends de le retrouver, à pied. Pour lui dire "Jeune, mon ami, que tu joues au con ne m'effraie pas tant que ça ; mais, jeune, mon voisin, es-tu certain que le pays manque à ce point de connards racistes pour que tu te sentes le besoin de leur donner des raisons" ?
Un vrai petit vengeur masqué. Sans le masque.

4. Parce qu'il faut un 4.

Et toi, tu vas bien ? Non, parce que je parle, je parle, mais du coup. Et ça fait longtemps que. Alors, quoi de ?


1 commentaire:

zoé lucider a dit…

Comme c'est gentil de prendre de nos nouvelles hu,hu. j'ai appris que PPHQLB sera au café Plum un de ces. Alors à tout' sans doute (si je n'oublie pas, pas de tête.)