3.1.12

1000. Autoportrait à 40'

Enjoy & smile


1.Premiers pas


Voilà, donc
aujourd'hui 3 janvier 2012
je commence
pose le premier pas
sur la nouvelle terre de
moi-même
(ferme, pourquoi pas ?)
Compte les blessings et les blessures
Espère toujours, apprend sans cesse
Retrouve le meilleur, découvre le nouveau


Et


ne fermerai les portes que si c'est nécessaire
par paresse jamais par lâcheté le ciel m'en préserve


laisserai traîner mes orteils
dans l'embrasure
jusqu'aux autres
continents


Amoureux, je nous le souhaite
Infidèle à tout, sauf à moi-même

(Trouverai enfin la patience, et le jouir, et la respiration enthousiaste,
trouverai).

Allons, marchons - et que le coeur, comme la tête, comme le corps.


2. Le type sur sa photo

On sent le type pas un peu coincé, pas qui hésite mais tout de même,
qui sourirait, s'il pouvait,
qui se rend compte de l'énormité de la chose (de la chance)
je vis je vois je suis, se dit-il
- plus ou moins, évidemment.
Et il fait bien attention à se relâche pour.

Je ne sais toujours pas ce qui le rend si triste, si anxieux, tellement en colère ; moi aussi, il m'aimpatiente, à attendre comme ça d'arrêter d'attendre - à se mettre en scène en grand absent - à hésiter même sur ses hésitations, tant elles lui paraissent certaines.

Je lui souhaite un bon anniversaire, pour tous les jours des dix ans à venir.

3. A toi

ton message - merci. De toi, de ta présence. De tes pensées. Je t'.

4. Parce qu'il faut un 4, un jour pareil

Autant hier je me demandais si, autant aujourd'hui tout me semble.

J'ai réécouté un vieil album de, et retrouvé les sensations des premières écoutes ; ma nonagénaire de grand-mère m'explique que la vie commence aujourd'hui ; l'air est clair, les sourires pleins ; l'imagination m'a tenu en éveil une partie de la nuit ; les choix me font moins peur ; j'arrive à savoir ce que je veux - ou au moins je commence.
Je profite.
Je me sens comme un rugbyman juste avant le coup d'envoi d'un match plein de promesses - avec de l'adversité sportive et respectueuse, et le groupe, autour et avec. Les mains me démangent de saisir le ballon - et tant pis pour les fautes, si c'est dans l'esprit du jeu.

Je vieillirai plus tard. Pour l'instant, je préfère grandir.

5 commentaires:

LN a dit…

Joli !
Je ne sais pas de qui est l'album que tu as retrouvé et ré-écouté, mais Miossec a une chanson pas mal sur la quarantaine.

Fa a dit…

Ben, alors, prends le temps de grandir. Tu auras bien le temps de vieillir quand tu n'auras plus d'âge...
C'est dingue. D'arriver à quarante ans, de commencer enfin à respirer, passé l'écran de fumée. Le sien, celui qu'on commence à oser regarder en face. Pour un nouveau né, d'avant match, tu n'es pas si fripé. Plutôt beau gosse encore, même si le côté Caliméro semble te rattraper quand même. Faut voir la fin du match...

Des bises, une bougie musicale en forme de Gene Kelly dansant sous la pluie. Tout devient plus léger, non !?

zoé lucider a dit…

Bises au jeune quarantenaire.

yann a dit…

Je l'attendais, je me demandais, je savais que

Non pas la

Ça, on s'en

Le millième. C'est beau, quand même.

lucie a dit…

joyeux anniversaire !