8.5.08

Highlights

Passé la journée sans tabac - profondeurs qui s'agitent, et je cherche là-dedans le nom des profondeurs...

Je me sens comme Cousteau, sans le bonnet rouge.


Quelque chose en moi s'agite. Je lui dis, si tu fumes, tu seras malade.
Je lui réponds que je veux être malade. C'est ce dont j'ai besoin. C'est ce que je mérite. Chaque bouffée me le donne, et je l'aime pour ça.

Pourquoi voudrais-je être malade ?

Parce que quand je suis malade, je me sens bien. Enfin, je me sens (mal, mais je sais que j'existe). Chaque clope me rappelle que j'existe - j'existe à en mourir.

Parce que tu as peur d'oublier ? Genre le type qui un matin se réveille et se dit, Oups merde, j'ai oublié que j'existais ! Non, remarque, ça voudrait dire qu'il pense, qu'il existe... Tu as peur de devenir un mec qui se réveillerait sans la moindre conscience de soi ? Pourtant, ce serait cool (et ça t'éviterait de commencer toutes tes journées en te demandant ce que tu vas faire...)

Mais enfin, prend une bouffée, si ça te fait plaisir d'être malade. Si, si, vas-y, prends en une, je t'assure, c'est intéressant. Tiens, rajoutes-y un truc, si tu l'oses. Pas du cannabols, trop facile. trouve autre chose. Une émotion ou une pensée positive, par exemple. Tu sais que tu peux.
Ensuite, fume - à la fenêtre, pour bien profiter de tes sensations. Ouvre tes yeux, tes poumons, allonge ton dos. Allez, à toi.
Comment c'est ?

La première bouffée âcre, marron, s'élève ; la deuxième me brûle la gorge ; la troisième, je m'y force, pour t'y répondre - elle est comme la deuxième, en moins intéressant.

Un jeu, alors, par exemple : jeter toutes les cigarettes après la première bouffée. T'es cap ?

Non ? Trop dur pour l'instant ? Alors après la deuxième ?

Très décevant, comme expérience... Allez, je range le paquet et je vais me coucher.

A demain pour la suite des extraits de "Ca fait comme ça dans la tête quand on écrit un livre sur le tabac".

Sinon, vous, ça poste?





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